L’écoute est une clé pour mieux communiquer avec les enfants


Article très intéressant écrit par la psychologue Caroline Caouette :

Fermez les yeux, respirez profondément et rappelez-vous l’effet que ça fait lorsque vous écoutez votre musique préférée! Vous la vivez, vous la ressentez probablement dans tout le corps, et pleins d’émotions apparaissent! Si vous passez à l’action, vous allez probablement danser au rythme de cette chanson, mais sans plus. Vous avez écouté votre musique.

L’écoute est une clé pour mieux communiquer avec les enfants. Lorsque l’on parle de communication, il va de soi que l’on parle d’écoute. D’emblée, il semble facile d’écouter, nous avons juste à tendre l’oreille, et nous « écoutons ». Mais c’est un peu plus compliqué que ça !

Voici ma proposition: écoutez votre enfant lorsqu’il s’exprime, comme si vous écoutez votre musique! Les chances de tomber dans les pièges de la communication se verront diminuées. En effet, un des pièges lorsque nos enfants parlent, pleurent, ou nous racontent leur journée, est de chercher à tout prix à dire quelque chose en retour, ou faire quelque chose. Notre société valorise l’action, l’efficacité, et si notre pouvoir d’agir ne peut s’exercer, il est facile de se sentir impuissant, même inutile.

Une écoute non directive, avec une présence attentive permet à l’enfant de s’exprimer librement sans se sentir jugé, ni dirigé. Vous aurez par conséquent davantage accès à son monde et donc à des réponses, s’il y a lieu. Lorsque nous écoutons en ayant en tête une solution, une réponse à donner, une solution à amener, nous déconnectons de la réalité de l’enfant et il risque de se sentir abandonné, jugé, invalidé dans ce qu’il rapporte. La fermeture risque d’apparaître et la communication entravée.

Comment on fait pour offrir ce genre d’écoute attentive? Voici quelques petits trucs. Il est possible de dire à l’enfant : « Je t’écoute », ou « Viens, installons-nous ici, on ne sera pas dérangés et je pourrai t’écouter, ». L’idée est de démontrer l’ouverture. Le verbal est important, mais rappelez-vous que pour les enfants, le non-verbal prend davantage de place.

Il est important d’arrêter vos activités, de vous asseoir, de soutenir le discours par des mimiques du visage. Le tout est donc d’arrimer l’action à la parole. Pour terminer, prenez note, lorsque votre enfant parle, de la musique en vous. Est-ce que c’est agité ou calme? Finalement, dansez avec lui en l’enveloppant de votre présence attentive, de votre écoute corporelle et verbale!

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *