Surveillez mais laissez les enfants prendre des risques


Apprendre à marcher, à courir, à faire du vélo, … rime souvent avec chutes et larmes.

Mais ces petits bobos permettent aussi aux enfants de grandir et de s’épanouir. Or en tant que parents, nous nous sentons parfois coincés entre le besoin de protéger nos enfants et la nécessité de le laisser voler de ses propres ailes. Comment trouver le juste milieu ? Comment devons nous nous comporter ?

Vous avez des sueurs froides lorsque vous regardez votre enfant grimper sur les “araignées”, les toboggans, et autres activités présentes dans les aires de jeux.

Mais il est important, de le laisser prendre des risques … tout en le surveillant bien sûr 😉

« Il n’est évidemment pas question de le laisser tomber de 5 mètres, mais de petites chutes sur le sol mou d’une aire de jeux lui permet d’apprendre », explique le Dr Arnault Pfersdorff, pédiatre à Strasbourg et fondateur du site Pédiatrie online. « C’est en tombant qu’on acquière la peur du vide et qu’on apprend à ne pas retomber. » A l’inverse, « un enfant qui a été trop protégé, trop accompagné peut développer une angoisse qui l’empêche de découvrir. Or c’est essentiel ».

Alors, s’il souhaite grimper sur l’araignée en corde ou la structure en bois, « laissez le faire, mais restez toujours à proximité », résume le Dr Pfersdorff. « A l’inverse, ne l’aidez pas trop, cela le ferait brûler des étapes. » Il est donc plus prudent de le laisser tester les exercices en fonction de ses capacités, de ce qu’il a envie de tenter et de sa propre orientation. « Certains enfants peuvent avoir une dyspraxie non diagnostiquée encore », souligne-t-il. Le pousser à aller trop haut ou trop vite peut le bouleverser et entraîner des blocages. Alors que le but est en fait « de lui donner confiance de faire tout seul ».

Le danger à domicile

Contrairement aux aires de jeux, l’intérieur de votre maison vous semble plus sûr ? Détrompez-vous. C’est bien à domicile que les accidents de la vie courante se déroulent le plus fréquemment. Et en particulier « pour les enfants à l’heure de la préparation des repas », précise le Dr Pfersdorff. Et pour cause : « les parents ne surveillent pas leurs enfants à ce moment-là ». C’est dans ces conditions qu’une défenestration ou un étouffement avec un sac en plastique peut se produire. Dernier conseil donc, « gardez toujours un œil sur vos enfants de moins de 6 ans ».

La première cause de mortalité chez les jeunes enfants est due aux accidents domestiques. Tous les jours, 2 000 enfants de moins de 6 ans sont victimes d’accident de la vie courante, ce qui correspond sur une année à 740 000 accidents ayant motivé une consultation aux urgences.

Brochure : Prévenir les accidents domestiques

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